- Translocations équilibrées et phénotypes anormaux : quelle est la relation ?
- Gènes de retard mental liés au chromosome X : bilan 2007.
- Un décours biphasique pour les défauts synaptiques chez la souris "Rett".
Si la découverte de l'implication du gène MECP2 dans plus de 95% des cas de syndrome de Rett a été une étape très importante pour la compréhension des bases moléculaires de cette pathologie, elle n'a malheureusement pas permis de comprendre sa physiopathologie. L'identification du gène MECP2 a cependant conduit à la création d'un modèle animal de souris transgéniques chez lesquelles ce gène a été invalidé (Guy et al., 2001). Ces animaux reproduisent assez fidèlement le déroulement et les signes cliniques du syndrome de Rett. Il s'agit d'un outil extrêmement précieux pour progresser dans la compréhension de la maladie et l'analyse détaillée des différentes manifestations cliniques associées.
Nous étudions le fonctionnement du tronc cérébral chez ces animaux car un certain nombre de signes cliniques observés chez les patientes Rett pourraient être la conséquence d'un dysfonctionnement de cette structure nerveuse qui participe, entre autres, au contrôle de la fonction respiratoire, du rythme cardiaque ou de la température corporelle. Etudier cette structure nous semble particulièrement important lorsque l'on sait que jusqu'à 30% des patientes Rett décèdent de mort subite, peut-être suite à un arrêt cardio-respiratoire. Nous utilisons l'imagerie par résonance magnétique nucléaire et l'étude des modifications transcriptionnelles. Nous testons également des approches thérapeutiques en utilisant la souris "Rett" comme modèle pré-clinique.
1- étude de la fonction autonome, description des troubles moléculaires et cellulaires présents dans le tronc cérébral et le bulbe rachidien.
Pour en savoir plus sur cet aspect, cliquez ici >ETUDE DE LA FONCTION AUTONOME<.
2- étude du profil transcriptionnel d'échantillons de tronc cérébral issus d'animaux malades en utilisant la technique des "puces d'expression" suivi d'une validation de ces résultats par PCR en temps réel et immunohistochimie.
Pour en savoir plus sur cet aspect, cliquez ici >ETUDES TRANSCRIPTIONNELLES<.
3- peut-on utiliser ces résultats pour proposer des pistes thérapeutiques et/ou une intervention pharmacologique et/ou expliquer une partie de la physiopathologie du syndrome ?
Pour en savoir plus sur cet aspect, cliquez ici >APPROCHES THERAPEUTIQUES<.
4- Pour compléter nos études, nous avons également développé un programme d'imagerie IRM in vivo chez la souris avec le Dr. Angèle Viola dans le laboratoire du Pr. Cozzone à la Faculté de Médecine de Marseille, qui est l'un des meilleurs laboratoire d'imagerie du petit animal. Ce programme a déjà généré des résultats.
Pour en savoir plus sur cet aspect, cliquez ici >IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE<.
5- En 2008, un nouveau réseau de recherche sur le syndrome de Rett a été créé. Ce réseau s'appelle EuroRETT et rassemble 10 laboratoires dans 5 pays.
Pour en savoir plus sur ce réseau, cliquez ici >RÉSEAU DE RECHERCHE<.